Verticales sectorielles

Les « Verticales sectorielles » sont des groupes de travail internationaux composés de personnes venues d’Afrique subsaharienne, de l’Est et du Sud de la Méditerrané et d’Europe, associant des entrepreneurs, des experts, des acteurs politiques et des représentants d’ONG, sont mis sur pied dans chacun des domaines clés de l’intégration régionale : Santé, Villes durables, Formation professionnelle, Eau et assainissement, Création et financement des PME, Dialogue et initiatives culturelles, Energies renouvelables, Digitalisation, Logistique et connectivité, Développement rural et sécurité alimentaire,…

Elles visent à :

–        produire du consensus, à travers des diagnostics et recommandations partagés afin de lever les obstacles à l’intégration économique régionale ;

–        faire émerger des projets de terrain concrets et inclusifs, partant des besoins des populations et des territoires.

 Zones Economiques Spéciales Sécurisées

Ce projet vise à faire le bilan des ZES en Afrique, et à promouvoir un nouveau type de zones dont les caractéristiques sont les suivantes :

–        sécurisées pour les biens et les personnes, l’accès à l’énergie et à internet, et sur le plan foncier ;

–        faisant l’objet d’un partenariat fort avec les Européens, depuis la conception jusqu’à la co-production euro-africaines, en passant par le financement ;

–        à valeur ajoutée moyenne ou forte ;

–        destinées aux marchés locaux, nationaux et internationaux africains et non pas aux seules exportations comme les ZES chinoises en Afrique ;

–        valorisant les externalités ;

–        mobilisant des dépenses publiques qui ne soient pas fiscales (exemptions) mais budgétaires (infrastructures, formation et recherche) afin que la ZESS joue un rôle d’entrainement pour les écosystèmes locaux et nationaux.

L’idée n’est pas d’offrir une alternative aux ZES chinoises. Elle est de s’en inspirer, pour que les Européens proposent à leur tour une stratégie d’ensemble aux Africains, complétant l’offre chinoise dans le sens d’une plus grande valeur ajoutée et d’une plus grande contribution au développement.

Les phases 1 (diagnostic de l’existant) et 2 (propositions pour de nouvelles ZESS) seront achevées fin mai 2021. La phase 3 de l’étude, qui consiste dans la confrontation aux points de vue d’autorités publiques, d’entrepreneurs, d’investisseurs et d’experts de la question, fera appel aux réseaux européens, méditerranéens et africains de la Fondation La Verticale.

Industrialisation. Une filière automobile euro-africaine

L’African Association of Automotive Manufacturers (AAAM, https://aaamafrica.com/) a sollicité la fondation La Verticale AME pour donner une place plus importante à la filière automobile dans les négociations entre l’Europe et l’Afrique, dans la perspective du Sommet UE-UA.

Cette initiative allemande est ouverte : Ford s’est intéressé à l’initiative, des constructeurs tchèques et français ont été approchés, des constructeurs japonais : Isuzu, Toyota et Nissan. Pour augmenter significativement la production africaine, il est nécessaire :

–        de passer de quelques producteurs nationaux isolés (Maroc, Egypte, Nigeria, Afrique du Sud, etc.) à une production et un commerce plus intégrés au niveau des Communautés Economiques Régionales (CER), puis au niveau de toute l’Afrique ;

–        de passer à une plus grande valeur ajoutée africaine, dans une stratégie de remontée de filière.

L’initiative AAAM a quatre avantages :

(i)              cette filière est une des rares « industries industrialisantes », avec des millions d’emplois en Europe comme en Afrique demain ;

(ii)             elle est un terrain des transitions énergétique et numérique ;

(iii)            elle conditionne la réussite logistique et territoriale africaine, pour aménager des métropoles durables comme pour le développement rural ;

(iv)            AAAM peut être une ambition européenne coordonnée en direction de l’Afrique.

L’opportunité pour les Européens est stratégique. Au niveau européen, il manque encore un accord stratégique global des principaux fabricants et gouvernements européens.

Villes durables

–        La contextualisation des problèmes exige de considérer chaque ville comme un cas particulier mais qui doit néanmoins respecter des règles communes à définir

–        Question foncière : explorer et tester la solution des baux emphytéotiques de longue durée et la municipalisation des sols

–        De nouvelles méthodes de production de la ville : un diagnostic urbain avec les acteurs concernés

–        L’emploi et l’attractivité urbaine : dénombrer les zones industrielles existantes, les clusters, les technopoles et promouvoir les zones économiques spécialisées et sécurisées ; recenser les potentiels de développement de grands quartiers productifs

–        L’autonomisation locale ou l’empowerment africain : diffuser les bonnes pratiques citoyennes dans les villes qui améliorent le quotidien, en particulier en matière de circuits courts (eau, énergie, traitement des déchets) et leur lien avec la gestion autonome des quartiers

–        Culture vernaculaire et innovation technologique au service de l’amélioration du quotidien pour le plus grand nombre 

–        Innovations urbaines efficaces de petites dimensions, paquets techniques susceptibles de faciliter l’accès aux services essentiels et d’assurer un développement urbain durable

–        (re)découverte et de vulgarisation des techniques et savoir-faire ancestraux

–        La végétalisation en Afrique et l’enjeu mondial de séquestration du carbone.

Développement et financement des PME

Le programme de travail a les objectifs suivants:

–        Créer l’observatoire du climat des affaires

–        Créer l’observatoire des politiques monétaires des Banques centrales qui ont un impact sur l’environnement des affaires et l’attractivité des IDE

–        Faciliter l’accès au financement des PME

–        Favoriser la coproduction

–        Créer des Zones Economiques Spécialisées et Sécurisées (ZESS)

–        Favoriser l’Economie sociale et solidaires (ESS)

Transition énergétique

La Verticale AME soutient le projet RenewAfrica (https://www.res4africa.org/renewafrica-initiative/),  initiative européenne pour accélérer la transition énergétique durable de l’Afrique. Elle veut offrir une assistance technique, un renforcement des capacités, un dialogue politique, des services de financement et de réduction des risques financiers. Elle rassemble 24 acteurs européens de 9 pays, des secteurs financier, industriel (pour la France : EDF et Schneider), institutionnel et du développement, qui ont signé en 2019 une déclaration d’intention. RenewAfrica essaie de coordonner des actions européennes pour le moment disparates, qui ne couvrent pas toutes les formes de risque-investissement, ni toutes les phases d’investissement.

RenewAfrica a sollicité la fondation La Verticale AME. Dans ce cadre, le projet vise à faire remonter les demandes du terrain et à mieux associer les acteurs africains, en-deçà des décideurs nationaux. Cette approche est indispensable pour faire le lien entre les besoins à court terme des populations et des territoires locaux, guidés par la demande d’accès à l’électricité et à l’emploi, et des exigences de durabilité à long terme portées par RenewAfrica.

Deux outils sont proposés à cette fin : des Diagnostics Energétiques Territoriaux locaux ; et des Centres d’exposition et d’innovation sur les énergies renouvelables pour les communautés locales.

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