Une «Agence Méditerranéenne de l’Eau» pour passer de la stratégie à l’action

Sans même tenir compte de l’impact du réchauffement climatique, la Méditerranée connaît déjà des problèmes d’accès à l’eau et à l’assainissement qui peuvent conduire à de véritables conflits de l’eau.

Pourtant, l’eau peut devenir la pierre angulaire d’une filière économique de haut niveau, et d’une coopération internationale ambitieuse qui contribuerait à faire de la Méditerranée une «éco-région» leader sur la scène internationale.

Les priorités sont bien connues: la gestion par la demande et l’efficience de l’utilisation de l’eau; l’amélioration de la gouvernance locale et nationale; une tarification pertinente économiquement et juste socialement ; la sécurisation juridique et financière des investissements pour faciliter le partenariat publicprivé notamment dans le domaine de l’assainissement.

Depuis 1976, les problèmes de l’eau en Méditerranée sont au centre de nombreuses réflexions, sans que les résultats aient beaucoup avancé.

Pour espérer devenir véritablement opérationnelle, la Stratégie Méditerranéenne de l’Eau doit pouvoir disposer d’une Agence Méditerranéenne de l’Eau qui augmenterait et coordonnerait les moyens et actions des diverses ONG et institutions dédiées à l’eau en Méditerranée, et qui serait confiée progressivement aux professionnels des bassins hydrographiques méditerranéens et tous périmètres pertinents selon les pays concernés.


Les auteurs :
Fadi Comair : Directeur général des Ressources hydrauliques et électriques du Liban, Président du REMOB.
Jean-François Donzier : Directeur général de l’Office International de l’Eau.
Hervé Lainé : Chargé de mission sur l’eau en Méditerranée au Ministère français du Développement durable (MEEDDEM).
Eric Mino : Coordinateur du Semide.


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