Pour une meilleure intégration de l’Espace Financier en Méditerranée

Dans une étude pour la Caisse des Dépôts (France), le cabinet McKinsey évalue le «pipe» de projets publics à 5 ans à 200 Mds€ dans neuf secteurs d’activité de onze PSEM (hors Turquie mais incluant la Libye) soit 40 Mds€ par an sur 5 ans. Par ailleurs, la BEI estime les besoins, pour les dix prochaines années et sur la seule rive sud de la Méditerranée, à 100 Mds€ dans le domaine énergétique, 110 Mds€ pour l’aménagement urbain (eau, assainissement, traitement des déchets, transports urbains),
20Mds€ pour la logistique (ports, aéroports, autoroutes) et 20Mds€ pour le soutien au développement d’entreprises, en contribution aux 50 millions
d’emplois que les PSEM doivent créer d’ici 2020.


L’ensemble des acteurs actuels : Etats du Sud et de l’Est de la Méditerranée, Banques locales, Institutions multilatérales de financement du Développement, acteurs privés, n’est pas à même de couvrir de tels besoins. L’investissement reste faible dans la région et plus encore dans sa dimension privée, en particulier s’agissant des investissements d’infrastructure s’inscrivant dans un long terme perçu comme trop risqué pour la rentabilité attendue. La formation brute de capital fixe (investissements
publics et privés) rapportée au produit intérieur brut est inférieure à 25% dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), contre 40% pour la région Asie de l’Est et Pacifique. L’épargne disponible localement reste peu mobilisée par les systèmes financiers classiques, la région étant en particulier marquée par de faibles taux d’intermédiation et un développement limité de ses marchés financiers.


Auteurs :
Eric Diamantis : Avocat au Barreau de Paris (France).
Michel Gonnet : Président d’Eudoxia Conseil (France).
Abderrahmane Hadj Nacer : Ancien gouverneur de la Banque d’Algérie (Algérie).
Radhi Meddeb : Président d’IPEMED, Président Directeur Général Groupe COMETE Engineering (Tunisie).


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