Pour un avenir commun en Méditerranée

La crise économique et financière et ses répercussions en Grèce et peut-être demain dans d’autres pays de l’Europe méditerranéenne, exige plus d’Europe, plus de solidarité et plus de régulation. Dans le même temps, la montée en puissance des grands pays émergents, organisés dans de grands ensembles régionaux (Asie orientale, Alena, Mercosur) se poursuit.

L’équation qui a donné naissance à l’UPM en 2008 est plus que jamais d’actualité :

• le bassin euroméditerranéen est la bonne échelle ; c’est en créant ce grand espace économique et financier, demain, de 500 millions de population au Nord et de 500 millions au Sud que nous pourrons valoriser les atouts que constituent la proximité, la complémentarité et la solidarité, et peser dans la compétition mondiale ;

 • l’union de projets, en mobilisant les acteurs privés et en priorité les entreprises, est le moyen de pallier la crise des finances publiques ;

 • la parité politique Nord-Sud est indispensable pour retrouver les chemins de la confiance et assurer une régulation internationale. L’avenir ne peut pas attendre, il ne peut pas être peuplé de nos conflits non résolus et de nos faiblesses collectives. Le moment est venu de construire un avenir commun à tous les peuples européens, arabo-musulmans, turc et israélien.

Les présentes propositions sont le fruit de deux ans de travail. Ce travail s’est appuyé sur de nombreux partenariats, que l’on retrouve dans les signatures et les soutiens de ces fiches : experts des deux rives, institutions de prospective ou d’études des pays de la région, entreprises et regroupements d’entreprises, ONG dédiées au développement économique euroméditerranéen.

En aucun cas, IPEMED n’est un concurrent aux centres d’expertise existants ou au processus diplomatique et politique. Nous sommes des agitateurs d’idées avec comme seule ambition de participer à lever les obstacles à la construction de la région.

Ces propositions portent sur les domaines sectoriels dans lesquels se concentrent les principaux enjeux de la région : la création d’un espace financier commun, une réponse collective aux enjeux de l’eau, la coopération dans le domaine rural et agricole pour faire face à l’insécurité alimentaire, le lancement d’une politique énergétique commune. La réussite passe aussi par des actions de portée transversale  : le lancement d’une politique migratoire euroméditerranéenne  ; la réalisation d’une prospective partagée, visionnaire et volontariste de la région, sans laquelle il n’y aura pas de mobilisation possible en faveur d’un avenir commun ; la substitution de la mobilité professionnelle à l’immigration choisie qui permettra de faire l’Union par les hommes et l’instauration d’une politique d’aménagement du territoire qui permettra de construire la Méditerranée des territoires, des villes et des régions.

 Deux actions complèteront nos propositions : le brassage des décideurs qui feront la Méditerranée de demain ; et le soutien aux réseaux professionnels transméditerranéens qui commencent à mailler le territoire et l’économie de notre région. La valeur ajoutée d’IPEMED dans ces propositions est double.

D’abord, elle place les entreprises au coeur des projets, aux côtés des décideurs publics. Ensuite, elle envisage de véritables politiques communes, des régulations communes et des instances qui recevraient des Etats de la région des compétences importantes.

Nous nous inscrivons dans la durée : nous savons que le chemin sera long ; nous savons que, pour commencer, la décision restera aux Etats, sous l’impulsion du Secrétariat général de l’UPM à Barcelone. Mais les propositions présentées ici doivent se comprendre dans un processus qui devrait, en vingt ou trente ans, déboucher sur une réelle Union.

Les acteurs économiques euroméditerranéens sont déjà en action.

Radhi Meddeb, président,

Jean-Louis Guigou, délégué général.

PROJETS

  • Pour une meilleure intégration de l’espace financier en Méditerranée
  • Pour une meilleure intégration de l’espace financier en Méditerranée
  • Une « Agence méditerranéenne de l’eau » pour passer de la stratégie à l’action
  • Faire de l’énergie la première politique euroméditerranéenne commune
  • Faire l’Union par les hommes : une « CECA migratoire »
  • Faire la Méditerranée des territoires, des villes et des régions
  • Prospective Méditerranée 2030
  • Les réseaux économiques professionnels transméditerranéens
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