Levée de fonds réussie à Paris pour la CEMAC

Près de 3,8 milliards d’euros collectés pour financer 11 projets intégrateurs.

Paris a accueilli les 16 et 17 novembre la table ronde de mobilisation des financements pour des projets structurants de la Communauté économique et monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC), sous le haut patronage de Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République du Congo. Une opération levée de fonds plus que réussie !

La CEMAC, Communauté économique et monétaire d’Afrique Centrale, rassemble six pays : Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Équatoriale, et Tchad. L’organisation internationale ambitionne l’intégration de l’espace Afrique Centrale, majoritairement francophone, en une seule zone économique. Ces pays partagent, géographiquement, un espace de plus de 3 millions de kilomètres carrés et la monnaie commune – encore aujourd’hui le franc CFA, à l’avenir remplacé par l’ECO – est utilisée par plus de 55 millions d’habitants.

Le contexte sanitaire liée à la pandémie de COVID-19 n’a pas empêché l’organisation de la table ronde et la présence de membres des gouvernements des États de la CEMAC, ainsi que de représentants du gouvernement français, de responsables des Institutions communautaires et internationales, de bailleurs de fonds, et d’investisseurs privés. Le nombre de participants en présentiel et en visioconférence (400) a confirmé l’intérêt et l’importance de l’événement.

Onze projets structurants et intégrateurs qui renforceront l’attractivité de la zone CEMAC

La levée de fonds lancée par la CEMAC a pour objectif de renforcer les capacités de la zone en infrastructures et en interconnexion de réseau nationaux de transports, des télécommunications et de distribution d’énergie, de promouvoir le marché commun et la diversification économique, et de faire grandir son capital humain, sans lequel il n’y a pas de développement.

Les projets sont concrètement des infrastructure tels que des routes et des ponts, l’aménagement hydroélectriques de Cholet et des lignes électriques, (Cameroun, Congo, Gabon, Centrafrique) la construction de ports secs, (corridor Douala-Bangui et corridor Gabon-Congo) et d’une université inter-États. (Cameroun, Congo), et dont la mise en œuvre des projets s’étalera sur cinq ans (2021-2025).

Ces 11 projets participeront à l’attractivité de la zone CEMAC, d’une part par l’importance des investissements envisagés et des retombées économiques susceptibles d’être générés sur l’espace de la CEMAC, et d’autre part, par la capacité à fédérer les acteurs locaux avec un effet d’entraînement sur l’économie locale. Ces projets faciliteront et accéléreront la libre circulation des biens et des services entre les 6 pays.

« Paris, capitale africaine de l’Europe »

Le financement des 11 projets se fera sous forme de prêts concessionnels, de dons et de partenariat public-privé. Le coût total des onze projets intégrateurs est estimé à 4 074,64 millions d’euros, dont 709,92 millions d’euros mobilisé avant la table ronde. À Paris, La CEMAC aura donc obtenu en 48 heures près de 3,8 milliards d’euros, soit plus encore que les 3,364 Md€ recherchés, confirmant ainsi brillamment l’intérêt et le succès de la table ronde, et la place de « Paris, capitale africaine de l’Europe », selon l’expression d’Alfred Mignot, fondateur et dirigeant du site d’information AfricaPresse.Paris.

Ces financements importants annoncés par des partenaires solides vont rassurer les entreprises et renforcer leur confiance à s’engager pour éviter des situations passées sur la question du règlement des arriérés de paiement.

Des précisions attendues sur les appels d’offres et la RSE des projets

La partie financière n’est qu’un aspect de l’avènement des projets structurants. La partie opérationnelle, et notamment la définition des projets et leur degré de maturité, est une dimension tout aussi importante. En effet, plusieurs investisseurs et sociétés privées demandent des informations complémentaires – notamment la manière dont seront constituées les maîtrises d’ouvrages, puisque les projets intégrateurs impliquent plusieurs pays –, et souhaitent donc l’accès aux études techniques.

Certains partenaires ont alerté sur les critères d’attribution des futurs appels d’offre, indiquant qu’il y avait non seulement le montant de l’offre, mais aussi la dimension qualitative des projets et le respect de critères sociaux et environnementaux, comme les actions engagées en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique.

Une opportunité forte pour l’Europe de réorienter
ses chaînes de valeur dans l’axe Nord-Sud

Cette table est incontestablement un succès pour la CEMAC, puisque l’organisation internationale boucle son budget pour le financement des 11 projets structurants. Ces projets représentent une opportunité incontestable pour l’Europe pour rapprocher par l’économie les pays des deux rives de la Méditerranée, œuvrant ainsi à une prise de conscience d’un avenir commun et d’une convergence d’intérêts entre les pays du Sud et du Nord.

Pourquoi en effet les chaînes de valeur européennes à l’international devraient-elles perdurer à être presque exclusivement orientées Est-Ouest ?
Ces futurs projets pourraient faire la démonstration que les chaînes de valeur Nord-Sud peuvent exister, se multiplier et prospérer, amorçant ainsi un mouvement puissant et mobilisateur pour une intégration beaucoup plus importante entre l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe.

Près de 3,8 milliards d’euros collectés pour financer 11 projets intégrateurs.

Paris a accueilli les 16 et 17 novembre la table ronde de mobilisation des financements pour des projets structurants de la Communauté économique et monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC), sous le haut patronage de Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République du Congo. Une opération levée de fonds plus que réussie !

La CEMAC, Communauté économique et monétaire d’Afrique Centrale, rassemble six pays : Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Équatoriale, et Tchad. L’organisation internationale ambitionne l’intégration de l’espace Afrique Centrale, majoritairement francophone, en une seule zone économique. Ces pays partagent, géographiquement, un espace de plus de 3 millions de kilomètres carrés et la monnaie commune – encore aujourd’hui le franc CFA, à l’avenir remplacé par l’ECO – est utilisée par plus de 55 millions d’habitants.

Le contexte sanitaire liée à la pandémie de COVID-19 n’a pas empêché l’organisation de la table ronde et la présence de membres des gouvernements des États de la CEMAC, ainsi que de représentants du gouvernement français, de responsables des Institutions communautaires et internationales, de bailleurs de fonds, et d’investisseurs privés. Le nombre de participants en présentiel et en visioconférence (400) a confirmé l’intérêt et l’importance de l’événement.

Onze projets structurants et intégrateurs
qui renforceront l’attractivité de la zone CEMAC

La levée de fonds lancée par la CEMAC a pour objectif de renforcer les capacités de la zone en infrastructures et en interconnexion de réseau nationaux de transports, des télécommunications et de distribution d’énergie, de promouvoir le marché commun et la diversification économique, et de faire grandir son capital humain, sans lequel il n’y a pas de développement.

Les projets sont concrètement des infrastructure tels que des routes et des ponts, l’aménagement hydroélectriques de Cholet et des lignes électriques, (Cameroun, Congo, Gabon, Centrafrique) la construction de ports secs, (corridor Douala-Bangui et corridor Gabon-Congo) et d’une université inter-États. (Cameroun, Congo), et dont la mise en œuvre des projets s’étalera sur cinq ans (2021-2025).

Ces 11 projets participeront à l’attractivité de la zone CEMAC, d’une part par l’importance des investissements envisagés et des retombées économiques susceptibles d’être générés sur l’espace de la CEMAC, et d’autre part, par la capacité à fédérer les acteurs locaux avec un effet d’entraînement sur l’économie locale. Ces projets faciliteront et accéléreront la libre circulation des biens et des services entre les 6 pays.

« Paris, capitale africaine de l’Europe »

Le financement des 11 projets se fera sous forme de prêts concessionnels, de dons et de partenariat public-privé. Le coût total des onze projets intégrateurs est estimé à 4 074,64 millions d’euros, dont 709,92 millions d’euros mobilisé avant la table ronde. À Paris, La CEMAC aura donc obtenu en 48 heures près de 3,8 milliards d’euros, soit plus encore que les 3,364 Md€ recherchés, confirmant ainsi brillamment l’intérêt et le succès de la table ronde, et la place de « Paris, capitale africaine de l’Europe », selon l’expression d’Alfred Mignot, fondateur et dirigeant du site d’information AfricaPresse.Paris.

Ces financements importants annoncés par des partenaires solides vont rassurer les entreprises et renforcer leur confiance à s’engager pour éviter des situations passées sur la question du règlement des arriérés de paiement.

Des précisions attendues sur les appels d’offres et la RSE des projets

La partie financière n’est qu’un aspect de l’avènement des projets structurants. La partie opérationnelle, et notamment la définition des projets et leur degré de maturité, est une dimension tout aussi importante. En effet, plusieurs investisseurs et sociétés privées demandent des informations complémentaires – notamment la manière dont seront constituées les maîtrises d’ouvrages, puisque les projets intégrateurs impliquent plusieurs pays –, et souhaitent donc l’accès aux études techniques.

Certains partenaires ont alerté sur les critères d’attribution des futurs appels d’offre, indiquant qu’il y avait non seulement le montant de l’offre, mais aussi la dimension qualitative des projets et le respect de critères sociaux et environnementaux, comme les actions engagées en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique.

Une opportunité forte pour l’Europe de réorienter
ses chaînes de valeur dans l’axe Nord-Sud

Cette table est incontestablement un succès pour la CEMAC, puisque l’organisation internationale boucle son budget pour le financement des 11 projets structurants. Ces projets représentent une opportunité incontestable pour l’Europe pour rapprocher par l’économie les pays des deux rives de la Méditerranée, œuvrant ainsi à une prise de conscience d’un avenir commun et d’une convergence d’intérêts entre les pays du Sud et du Nord.

Pourquoi en effet les chaînes de valeur européennes à l’international devraient-elles perdurer à être presque exclusivement orientées Est-Ouest ?
Ces futurs projets pourraient faire la démonstration que les chaînes de valeur Nord-Sud peuvent exister, se multiplier et prospérer, amorçant ainsi un mouvement puissant et mobilisateur pour une intégration beaucoup plus importante entre l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe.

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