Les réseaux professionnels transméditerranéens

Depuis le lancement du processus de Barcelone en 1995 et en partie grâce à lui, un grand nombre d’initiatives de la société civile tissent des réseaux transméditerranéens de coopération et de solidarités multiples, dans la plupart des activités économiques, sociales et culturelles.

Impliquant aussi bien des collectivités territoriales que des groupements professionnels sectoriels, ces réseaux sont animés par l’intérêt commun que trouvent leurs membres à organiser leur activité à l’échelle régionale, en dehors du champ d’action des États. D’une certaine manière, leur action s’inscrit dans une tradition, plurimillénaire en Méditerranée, de structuration de l’espace par l’échange, que Fernand Braudel a habilement mise en lumière.

Mais aujourd’hui, faute d’une impulsion politique suffisante, ces initiatives foisonnantes restent dispersées, et leurs intentions largement ignorées par les pouvoirs publics en charge de la régionalisation. Non reconnus par les institutions européennes pour la plupart, ces réseaux se tissent séparément, souvent sans se connaître et jamais en coopérant.

Pourtant, s’il était mieux exploité, le potentiel régulateur de ces réseaux, qui est complémentaire, et non concurrent, de celui des pouvoirs publics, accélérerait considérablement le rapprochement des deux rives.

Les auteurs :

Amal Chevreau, Chef de projet à IPEMED, juriste de droit public
Maxime Weigert, Chargé de recherche à Ipemed, doctorant en géographie du tourisme (Paris 1)

Sommaire :

  • Les réseaux professionnels, outils de la régulation internationale
  • L’intégration par les réseaux dans l’espace baltique, une réussite éclatante
  • Les réseaux et l’UE : les limites de l’approche top-down.
  • L’étonnante dynamique de la société civile euro-méditerranéenne
  • Le réseau Euromed Postal, un cas d’école en Méditerranée
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