La coproduction dans l’Alena : l’exemple des nouvelles générations de maquiladora

Formé par les trois pays signataires de l’Alena (le Canada, les États-Unis et le Mexique), l’espace productif nord-américain est marqué par un fort différentiel de développement entre le Nord et le Sud de la frontière américano-mexicaine. Le territoire industriel mexicain y a traditionnellement occupé une position périphérique, constituant pour les entreprises du Nord une réserve de main d’œuvre bon marché, destinée à exécuter des tâches à faible valeur ajoutée au sein d’usines manufacturières appelées « maquiladoras ». Mais les évolutions récentes laissent entrevoir un changement dans les stratégies de fragmentation des chaînes de production des firmes régionales. Ces dernières sont de plus en plus nombreuses à développer des activités à plus forte valeur ajoutée au Mexique, où elles mobilisent les qualifications nouvelles de la main d’œuvre locale. Cette montée en gamme s’inscrit dans une dynamique de restructuration régionale des appareils productifs nord-américains. Le concept de « génération de maquiladora » figure les modalités de ces nouvelles coopérations industrielles, qui relèvent d’une stratégie de coproduction fondée sur la proximité et la complémentarité Nord-Sud des pays de l’Alena.


Auteur :
Maxime WEIGERT, expert coproduction


SOMMAIRE

  • Introduction
  • Le programme « maquiladora » : l’entrée du Mexique dans la mondialisation industrielle
  • Les maquiladoras à l’épreuve de l’Alena
  • Trajectoires industrielles : les générations de maquiladoras
  • Un espace productif qui se structure
  • Conclusion
  • Références
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