Faire l’Union par les hommes: une «CECA migratoire»

Six raisons font que les mouvements de personnes devraient constituer une des politiques euroméditerranéennes communes :

1) la complémentarité des structures par âge entre Nord et Sud ;

2) le besoin permanent d’ajustement, par la mobilité, des marchés du travail entre pays de la région ;

3) le besoin de circulation des professionnels, de plus en plus nombreux et diversifiés ;

4) la compétition internationale pour attirer les migrants qualifiés, qui quittent de plus en plus la région ;

5) la communauté d’intérêt des pays des deux rives sur la gestion des migrations ;

6) la spécificité culturelle de l’intégration régionale euroméditerranéenne, qui fait du brassage des hommes un legs historique et une nécessité stratégique.


En Méditerranée, à terme, les populations ne comprendraient pas que l’on parle d’union sans libre circulation des personnes. Il reste beaucoup à faire pour que l’Euro-Méditerranée intègre le constat de la Commission Mondiale sur les Migrations Internationales de l’ONU, selon laquelle «l’ancien paradigme de l’établissement permanent des migrants fait place progressivement à des mobilités temporaires et circulaires».


Auteurs :
Ali Bensaad : Maître de conférences à l’Institut Jacques Berque de Rabat.
Hakim El Karoui : Président de Young Mediterranean Leaders.
Philippe Fargues : Directeur du CARIM, Professeur à l’Institut Universitaire Européen de Florence.
Hervé Le Bras : Directeur de recherche à l’EHESS, Directeur du Laboratoire de Démographie Historique, Paris.


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